Nunuche Underground

Projet d’écriture_Création

Théâtre-danse
Tout public à partir de 15 ans

 Crédit Photos Marc Ginot

Texte : Laure Poudevigne
Direction : Elodie Buisson
Composition : Sylvain Robine
Scénographie, costumes : Cécile Marc

Lumières : Sonya Perdigao

Avec : Xavier Besson, Elodie Buisson, Estelle Olivier, Laure Poudevigne et Frédéric Roudier

Rose, une fille, le sérieux de ses dix-sept ans, un attrait indéniable pour les drames gothiques et les bluettes américaines qu’elle colle autour d’elle comme des gommettes sur le cahier de sa vie de lycéenne, se prépare à l’Amour sans secours, si ce n’est celui d’un ami infréquentable, d’un poète décédé, d’une icône de ballet folle, étouffée par son père, désertée par sa mère, visitée par des héroïnes tragiques, perdant sans doute pied, rattrapée un jour par un type qui lui présente un Prince.
Avec cette pièce, c’est Rose que nous voulons raconter. Raconter une jeune fille, installée dans la vitrine invisible qu’on lui réserve, ses singularités se heurtant partout, brutalement. Une fille singulière, peut-être un peu plus que chacun. Un peu border, un peu habitée. Ecrire l’a-normalité de Rose, y avoir totalement accès tandis qu’elle tente avec de plus en plus de peine de la camoufler aux autres. Constat fait qu’aujourd’hui plus que jamais, c’est une injonction sociétale implacable : il faut s’inscrire comme une jeune fille normale. Nous voulons avec Nunuche Underground proposer la possibilité d’une petite fêlure. La fêlure qu’une fille hors-norme emprunte en elle-même pour passer de l’autre côté du miroir des standards, prenant le risque de cette zone floue, proche de la folie pour se trouver. Ecrire un règlement de compte halluciné et salutaire, bref comme un hold-up, de Rose à Rose, et puis en revenir. Sera t’elle sauvée ? Rien de sûr à la fin. Mais on aura flirté un peu avec la liberté et le risque d’être soi-même, en dépit de tout et de la norme.
Comme dans tout projet d’écriture en compagnie, l’écriture du texte est inextricable de celle du plateau et des corps, et si un manuscrit a déjà commencé à voir le jour dans ses premières versions,
nous devrons l’explorer, l’éprouver, l’enrichir, le confronter par des allers-retours où les temps à la table alterneront avec des temps au plateau, des échanges et des rencontres avec des artistes extérieur et du public.

 

Crédit photo Marc Ginot_résidence d’écriture et de création janvier 2020, ENSAD, Montpellier