Dinosaure

Projet d’écriture_Création
Théâtre – Danse

A partir de 10 ans

Ecriture et mise en scène : Laure Poudevigne
Chorégraphies : Estelle Olivier
Composition musicale : Florent Dupuis
Scénographie, costumes : Samuel Ribeyron
 

Avec Xavier Besson, Estelle Olivier et Florent Dupuis en alternance avec Laure Poudevigne.

la pièce
Si on nous demande _ on ne nous a rien demandé, mais, «si» _ on dira que c’est comme ça que ça a commencé :
Muriel, (à moins que ça ne soit Michel ?) une enfant qui joue à la marelle, au ballon, qui peut passer la clé de douze à son père si besoin, un jour, se trouva sur un mur.
Pourquoi elle se trouvait sur ce mur ? C’est une histoire pénible et troublante, mais le plus troublant c’est ce qui se passe après, à savoir qu’elle en tombe, du mur, se trouant le collant au genou, (ça, c’est pas le plus important, quoi que… ) et qu’elle atterrit au fond du puits, où patiente une oie qui passe son tour.
Du fait de cette préoccupante situation, Michel (Muriel, ça dépend) démarre un périple à travers les cases du jeu des oies, pour trouver une issue, c’est comme ça que se poursuit l’histoire.
La suite, c’est comment est-ce que Mu (on dit Mu, c’est plus simple) parviendra à trouver un jardin secret, la sortie, certaines réponses à certaines questions, et recommencer à jouer à la marelle, au ballon, avec un dinosaure même, et se trouer le genou, sans plus que ça fasse toute une histoire (cette fois).
 
notes
C’est une histoire de gens dans les cases et de gens qui les traversent. 
De gens qui sont immobiles et d’autres qui bougent.
De gens qui se cachent pour réfléchir, et d’autres qui montent sur les murs.
De gens qui croient des choses parce qu’elles sont écrites, et d’autres qui veulent aller les vérifier.
De ceux qui aiment les règles et ceux qui ne les aiment pas.
De ceux qui parlent anglais et ceux qui ne le parlent pas.
De ceux qui aiment la tenue et ceux qui se font des trous.
De ceux qui ont peur des histoires et ceux qui aiment tomber dedans.
De ceux qui sont des garçons parce qu’on leur a dit, de ceux qui sont quand même des filles.
C’est une histoire d’enfants qui dépassent quand ils colorient et se font des trous aux genoux, de filles et de garçons qui grandissent dans le monde et n’aiment pas qu’on les coince dans des cases.
 

La Cie Paradisiaque poursuit son projet de recherche et de création artistique avec un nouveau projet d’écriture originale pour la danse contemporaine et le théâtre, et réitère une construction esthétique en collaboration avec un artiste illustrateur et un compositeur.

Après avoir interrogé la rencontre avec l’Autre dans sa dernière création Puisette & Fragile, l’équipe artistique se penche avec Dinosaure sur le questionnement de l’identité et du genre, à travers la fable de Mu, personnage tombé dans les cases du jeu de l’oie, comme de celui de Homme.

Avec cette nouvelle création, la Cie Paradisiaque réaffirme son engagement pour une création exigeante auprès du jeune public, et l’adresse à partir de 10 ans.

 

Résidence de création juin 2021 à l’ENSAD-Théâtre du Hangar
                                   

Crédit : Magali Bascou